Christine Tremblay

Prévenir les défaillances
sur les réseaux optiques

Génie Électrique
Christine Tremblay

La fibre optique, une innovation qui change le monde? Très certainement! Et nul besoin d’aller à l’autre bout de la planète pour le constater! C’est la fibre optique qui permettra un jour de connecter les 340 000 foyers québécois qui, en 2017, n’ont toujours pas accès à Internet à haut débit.

Et comme la communication par fibre optique est un domaine relativement récent – son plein potentiel a été révélé dans le milieu des années 1960 –, il s’agit d’un terreau fertile pour la recherche. Parlez-en à Christine Tremblay qui étudie la communication par fibre optique sous toutes ses coutures!

Curriculum vitae

Parcours universitaire

  • Doctorat en génie physique (optoélectronique), École Polytechnique de Montréal (1992)
  • Maîtrise en physique, Institut national de recherche scientifique (1985)
  • Baccalauréat en génie physique, Université Laval (1984)

Expérience de travail

  • ÉTS - Professeure et fondatrice du Laboratoire de technologies des réseaux (2004 à aujourd’hui)
  • Roctest - Directrice de la recherche et du développement (2002-2003)
  • Nortel - Gestionnaire de produits et technologies (2000-2002)
  • EXFO - Chef de groupe, Recherche et développement (1998-2000)
  • INO - Chercheure (1990-1998)

Prévenir les situations fâcheuses avec des modèles prédictifs


L’une des activités de recherche menées par Christine Tremblay porte sur la conception de modèles prédictifs de performance qui préviendront les défaillances des réseaux optiques.

Ainsi, il sera éventuellement possible de gérer les réseaux de manière à réduire les situations où une équipe doit être dépêchée en urgence sur les lieux pour réparer un certain type de pannes. Une recherche qui intéresse vivement les opérateurs de réseau, ne serait-ce que pour les économies de temps et d’argent qu’elle peut représenter.

Marché du travail et études supérieures : un duo gagnant?


Le parcours de Christine Tremblay démontre que les études supérieures peuvent propulser une carrière. Après avoir terminé son doctorat, la professeure de génie électrique a choisi de faire un saut dans le secteur privé. « J’avais besoin de sortir de ma zone de confort », explique-t-elle. Au cours des 14 années qui suivront, elle ne manquera pas de travail, occupant tour à tour les fonctions de chercheure (INO), chef de groupe en recherche et développement (EXFO), gestionnaire de produits et de technologies à fibre optique (Nortel) ainsi que directrice de la recherche et du développement (Roctest). Elle aura aussi trois enfants. « Ma plus grande source d'inspiration », tient-elle à souligner.

Et lorsqu’elle a choisi de retourner à l’université en tant que professeure-chercheure, Christine Tremblay a pu compter sur son expérience en industrie et ses relations professionnelles pour lancer des projets de recherche, développer de nouveaux cours et acquérir des équipements de pointe pour la formation de ses étudiants. Bref, ses études supérieures lui ont ouvert bien des portes, mais surtout, elles lui ont permis d’aller là où elle en avait envie!

À brûle-pourpoint

1
Quelle est la qualité d’un bon chercheur?
La curiosité et la rigueur. Travailler avec de la fibre optique, ça ressemble beaucoup au travail de l’orfèvre. Il faut aussi être passionné et à l’affût.
2
De quoi un chercheur doit-il se méfier?
Du confort. C’est dangereux de s’encroûter. Après mes études, je suis passée au secteur privé et j’ai changé d’entreprise plusieurs fois avant de revenir à l’université. Ce choix de carrière m’a apporté beaucoup. C'est extrêmement stimulant pour un chercheur.
3
Que recherchez-vous chez un étudiant?
J’apprécie les étudiants « allumés » qui préparent leur entrevue avant de me rencontrer. Ils posent des questions, savent ce sur quoi je travaille et démontrent un intérêt pour le domaine. Un étudiant qui s’empresse de me questionner sur les bourses offertes perd des points.
4
Qu’appréciez-vous le plus chez un étudiant?
Le dynamisme. Un étudiant qui me surprend et m’apprend quelque chose de nouveau. J’aime quand un étudiant qui travaille à un projet depuis plusieurs mois propose des solutions. Bien évidemment, je ne m’attends pas à ce que ça arrive au tout début.
5
Qu’est-ce qui vous a amenée à faire de la recherche?
Le hasard. J’étais étudiante en première année au baccalauréat en génie physique et je me cherchais un emploi d’été. Un ancien enseignant du cégep, rencontré par hasard, inscrit alors le nom de trois professeurs à l’endos d’une facture. Je suis allée frapper à la porte du premier de la liste et il m’a offert un contrat de détection d’empreintes par laser. Un rêve pour moi qui était alors une fan d’Agatha Christie! Encouragée par ce succès, je suis allée rencontrer les deux autres professeurs de la liste et tous les deux m’ont proposé un projet dans leur laboratoire.

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