Luc Pellecuer

Concevoir des rues…
et réduire la pollution!

Génie de la construction
Luc Pellecuer

Construire des routes, tout en cherchant à réduire les impacts des gaz polluants, des gaz à effet de serre et des bruits peut sembler paradoxal. Pas pour Luc Pellecuer, chercheur en génie civil, qui s’intéresse non seulement au génie, mais aussi à d’autres disciplines, telles que la géographie et la psychologie.

Cet intérêt lui a notamment appris que les différents éléments de conception des rues, dont le nombre de voies ou leur largeur ainsi que l’environnement visuel créé par les arbres, les espaces verts et le mobilier urbain, produisent un impact intéressant sur les conducteurs : ceux-ci ont tendance à réduire leur vitesse et, par conséquent, à générer moins de bruit, de gaz polluant et de gaz à effets de serre.

Curriculum vitae

Parcours universitaire

  • Doctorat en génie de la construction, ÉTS (2014)
  • Maîtrise en génie de la construction, ÉTS (2003)
  • Diplôme d’ingénieur en génies industriel et mécanique, École nationale supérieure d’arts et métiers (ENSAM) (2003)

Expérience de travail

  • ÉTS - Professeur, ÉTS (2016 à maintenant)
  • ÉTS - Chargé de cours (2007 à 2014)
  • Assistant de recherche dans le cadre de plusieurs contrats de consultation pour plusieurs municipalités et pour le ministère des Transports du Québec (2001 à 2013)

Avoir un impact concret sur la société


Luc s’est souvent demandé comment il pouvait contribuer au développement de la société en tant qu’ingénieur. La réponse a surgi pendant son programme de maîtrise, alors qu’il enseignait au baccalauréat : il pourrait avoir un impact sur le monde en intégrant les principes du développement durable à son enseignement. « De prime abord, les ingénieurs sont mal formés pour intégrer les principes du développement durable dans leur travail. Ce n’est pas par mauvaise volonté, mais plutôt par manque de méthodes et de connaissances », explique-t-il.

C’est en voulant transposer ces méthodes et connaissances sur le terrain du génie et de l’université que Luc s’est intéressé à la recherche. « L’université est un bon point de départ pour entraîner des changements à long terme. On peut avoir un impact certain sur la société et l’environnement en sensibilisant et éduquant les générations à venir sur la question du développement durable », ajoute-t-il.

Savoir confronter ses idées pour sortir des lieux communs


Qu’on se le tienne pour dit : l’image du chercheur solitaire enfermé dans son laboratoire est bien loin de sa réalité. « Pour être efficace, un chercheur doit aimer confronter ses idées à celles des autres. Il doit être capable de travailler en équipe, d’échanger ses idées et de comprendre comment réfléchissent les chercheurs d’autres disciplines. C’est de cette manière qu’il sera en mesure de sortir des sentiers battus et de proposer des solutions innovatrices à des problèmes bien concrets », conclut-il.

À brûle-pourpoint

1
Comment un étudiant peut-il se préparer à faire de la recherche?
En rencontrant des doctorants et des post-doctorants, en réalisant un stage dans un centre de recherche. Il peut aussi se doter d’une culture scientifique en écoutant des émissions de vulgarisation scientifique.
2
Quelles qualités recherchez-vous chez un étudiant?
la motivation. Un étudiant motivé par mon domaine de recherche qui démontre de la curiosité. Il m’arrive aussi de recruter des étudiants talentueux de l’un de mes cours.
3
De quelle manière un étudiant peut-il se préparer avant de vous rencontrer?
Il doit se préparer comme il le ferait pour une entrevue d’embauche. Il doit aussi rester lui-même.
4
Quel est l’impact de la recherche dans la vie de tous les jours?
Elle établit des liens entre les concepteurs et les décideurs.
5
Quand commencerez-vous vos travaux de recherche?
À l’été 2017. Je travaille actuellement à mon plan de recherche. Il s’agira, dans un premier temps, d’établir des liens entre les traces laissées par les GPS des automobilistes et les gaz polluants.

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