Wahid Maref

Construire efficacement
et intelligemment

Génie de la construction
Wahid Maref

L’industrie de la construction est le secteur économique le plus important au Québec; elle générerait annuellement quelque 47 milliards de dollars en investissements. À l’instar des autres industries, celle-ci doit innover pour rester concurrentielle et assurer sa survie. À ce défi, il faut aussi ajouter sa complexité.

Son écosystème compte des manufacturiers qui produisent de nouveaux produits et systèmes; des entrepreneurs qui doivent les installer; des architectes et des ingénieurs qui doivent les choisir, les intégrer et les assembler. C’est ici que Wahid Maref entre en jeu : il veut aider les ingénieurs à prendre des décisions éclairées qui tiennent compte de la globalité du bâtiment.

Curriculum vitae

Parcours universitaire

  • Doctorat en mécanique des fluides, Institut national polytechnique de Toulouse (1996)
  • Maîtrise en conversion d’énergie, Université Paris VI (1992)
  • Baccalauréat en génie mécanique, École Nationale Polytechnique d’Alger (1991)

Expérience de travail

  • ÉTS - Professeur (depuis 2016)
  • Centre national de recherches du Canada (CNRC) - performance hygrothermique - Chercheur principal (1997 à 2016)
  • Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB – France) - Ingénieur chercheur (1992-1996)

Résoudre un problème, sans en créer d’autres


À celui qui veut trouver la bonne solution à un problème, le chercheur souligne l’importance d’avoir une vue d’ensemble du bâtiment. À quoi bon implanter un système de chauffage ultraperformant, si l’enveloppe du bâtiment ne l’est pas?

Tout est lié, qu’il s’agisse des systèmes mécanique ou électrique, de l’enveloppe du bâtiment, du chauffage ou de la ventilation. Et comme si ce n’était pas assez compliqué, les décisions doivent aussi tenir compte des changements climatiques et du lot de phénomènes extrêmes qui en découlent, qu'il s'agisse par exemple, de précipitations chaotiques ou de températures en dents de scie.

Savoir établir des liens


Ainsi, les travaux du professeur Maref permettent de mieux cerner les liens entre chacun de ces éléments. « Dans ce contexte, l’ingénieur qui a une maîtrise en poche est très bien outillé pour choisir le bon matériau ou le bon composant. Il saura résoudre un problème… sans en créer un autre », explique Wahid Maref. Et puis, en se dotant d’une expertise très pointue, l’ingénieur est capable de prendre ces décisions beaucoup plus rapidement… ce qui plaît aux promoteurs!

À brûle-pourpoint

1
Quelles sont les qualités d’un bon chercheur?
L’honnêteté et l’intégrité. La capacité d’aller « au-delà » des lieux communs.
2
Quelles sont les qualités recherchées chez un étudiant?
Je dois ressentir chez lui l’envie de faire de la recherche et une certaine curiosité. J’aime aussi quand un étudiant sait ce qu’il veut faire. Ensuite, c’est à moi de le guider et de l’accompagner dans son parcours afin qu'il atteigne ses objectifs ainsi que ceux qui ont été établis collectivement.
3
Qu’est-ce qu’une maîtrise apporte sur le marché du travail?
Le niveau plus étendu des connaissances de l’étudiant de maîtrise dans le domaine de la science du bâtiment lui permet de résoudre plus rapidement les problèmes. Ses connaissances plus poussées l’aident à établir plus facilement des liens et à être plus « percutant » dans le choix des solutions, donc d’augmenter son efficacité sur un chantier.
4
Qu’est-ce qui vous a amené à faire de la recherche?
Je suis tombé dans la marmite de la recherche un peu par hasard. Je devais étudier les contrôles d’un système de chauffage par plafond rayonnant dans le cadre d’un stage. Je me suis alors aperçu que je devais approfondir mes connaissances non seulement sur le système de chauffage et son contrôle, mais aussi sur la sensation de confort, ce qui m’a amené à en apprendre davantage sur la stratification thermique.
5
Qu’est-ce que la recherche vous a appris sur vous?
Que je pouvais être persévérant et que je n’ai pas peur de relever des défis même si je connais bien le début et la fin, mais pas toujours ce qu’il y a entre les deux. L’inconnu ne me fait pas peur, bien au contraire! J’aime aussi sortir de ma zone de confort.

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